La bourse et moi

02 septembre 2018

L'or un refuge contre la dette des USA


Un refuge contre quoi ? Ah… un refuge contre les erreurs des banques centrales. Un refuge contre l’inflation. Un refuge contre les révolutions et les guerres civiles. Un refuge contre les défauts de paiement et les faillites.

L’or est un refuge tout-terrain, toujours vert. Vous avez un problème personnel ? Prenez un verre. Détendez-vous. Parlez à votre confesseur ou à votre barman. Vous avez un problème financier ? Achetez de l’or.

Et voilà Bill Gross, de PIMCO, commentant l’une des choses contre lesquelles l’or est un refuge. Sur Yahoo! Finance :

« Pas de sortie du piège de la dette, dit Gross — le niveau de vie américain condamné à baisser »

« Aux Etats-Unis, les Etats un peu partout dans le pays sont confrontés à un manque à gagner collectif de 125 milliards de dollars pour l’exercice 2012, tandis que le Congrès US doit faire face à un fossé budgétaire près de 10 fois supérieur ».

« Bill Gross, fondateur de PIMCO — l’un des plus grands gestionnaires de fonds d’investissement au monde, qui se concentre en majeure partie sur les obligations — a autrefois déclaré que si les Etats-Unis étaient une entreprise, aucune personne douée de raison ne [leur] prêterait de l’argent. Cette dernière décennie, nous dépendions de ‘la bonté des étrangers’ pour contribuer à couvrir nos dettes ».

« Par ‘étrangers’, il fait référence à nos homologues étrangers, comme la Chine, par exemple. En gros, pendant des années, les Américains ont dépensé leurs dollars durement gagnés sur des biens fabriqués en Chine, et coûtant moins cher. Avec beaucoup de gratitude, la Chine s’est retournée et a utilisé tous ces dollars pour racheter des bons du Trésor US et d’autres actifs libellés en dollar ».

« Mais maintenant, après des années de dépenses imprudentes, le niveau de dette américain frôle le point de rupture, et les Etats-Unis ne peuvent plus se fier aux capitaux étrangers comme dernier recours. ‘Lorsqu’un pays atteint un certain niveau de dette, la confiance dans la capacité de ce pays à rembourser cette dette est en danger’, déclare Gross, qui cite les travaux de Ken Rogoff et Carmen Reinhart ».

« ‘Il n’y a vraiment pas moyen de sortir de ce piège et de cette énigme à ce stade’, déclare Gross. Du point de vue de l’investisseur, son conseil est de rester loin des ‘obligations libellées en dollar’ et de ‘se méfier de la hausse des taux d’intérêts à venir’. »

▪ En attendant, le piège de la dette se fait de plus en plus profond. Voici le Washington Times avec les dernières nouvelles :

« Le gouvernement fédéral [américain] a publié le plus profond déficit mensuel de son histoire en février, un manque de 223 milliards de dollars qui souligne clairement le combat actuel au Congrès sur l’ampleur des coupes dans les dépenses cette année ».

« Ce chiffre sur un mois, provenant d’un rapport préliminaire du CBO, écrase même les réductions les plus importantes envisagées par le Congrès, et met en relief le travail que doivent faire les législateurs pour remettre les finances gouvernementales d’aplomb ».

« Le Sénat prévoit de voter mardi sur les diverses propositions de réduction des dépenses, mais les démocrates ont rejeté les réductions de plus de 50 milliards de dollars, tandis que les républicains ont exclu les réductions proposées par les démocrates, inférieures à 10 milliards ».

« Les deux côtés doivent se décider avant le 18 mars, date où la loi de financement actuelle expire. Sans nouvel accord de dépenses d’ici là, le gouvernement devrait fermer ».

Voyons voir. Qu’il ferme ? Oui, ça semble une bonne idée. Verrouillez les portes. Eteignez les lumières. Envoyez les zombies à la maison.

Mais attendez… le FBI et les services de sécurité fermeraient eux aussi. Et le fisc.

Eh bien, magnifique ! Quelle opportunité ! Les Américains qui voudraient tricher sur les impôts, tuer quelqu’un, dévaliser une banque ou faire exploser un bâtiment fédéral peuvent se préparer — ce sera l’occasion ou jamais.

Mais pourquoi se donner tant de peine ? Les autorités US causeront assez de problèmes toutes seules. Les autorités ont dépensé 233 milliards de dollars de plus que ce qu’elles ont encaissé le mois dernier. Multipliez ça par 12. Non, attendez, même pas besoin d’une calculatrice. Ça fait plus de 2 000 milliards de dollars. A bien y réfléchir, l’effondrement du gouvernement pourrait être la seule manière de nous en sortir.

Posté par Jean Quimas à 22:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


31 août 2018

L'envole du prix du blé ne devrait pas s'arrêter

L’organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) a récemment annoncé que la production mondiale de blé devrait augmenter de 3,2% en 2018 pour passer à 674 millions de tonnes. Ce chiffre reste cependant encore légèrement inférieur aux récoltes de 2017. Cette récente estimation de la FAO pourrait-elle ralentir la hausse, voire faire baisser le prix du blé ?

Plus de 60% en quelques mois

Depuis un an, les prix ont presque doublé. Le cours du blé de meunerie à Paris se négocie désormais 200 euros la tonne. Nous sommes encore loin du record de la dernière décennie lorsque le prix de la tonne de blé de meunerie avait atteint 290,5 euros. La tonne d’épeautre, ancêtre du blé qui est utilisé dans l’agriculture bio, risque cependant de dépasser ce seuil dans les prochains mois.

Or la croissance de la consommation de la céréale n’est pas près de ralentir. « La consommation mondiale de blé a été multipliée par quatre en l’espace d’un demi-siècle, passant ainsi de moins de 150 millions de tonnes consommées en 1946 à plus de 600 millions de tonnes en 2005″, explique la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (CNUED). « Parmi les facteurs qui tirent la consommation de blé vers le haut, la croissance démographique ainsi que la migration des populations des campagnes vers les villes où le blé est davantage consommé, sont à mettre en exergue« , ajoute-t-elle.

Vraisemblablement, la demande pour le blé reste toujours supérieure à sa disponibilité au cours des dernières décennies. Cependant, son prix avait enregistré de lourdes baisses entre 2015 et 2016.

Pourquoi le blé dépend du pétrole ?

Il existe une forte corrélation entre les cours du blé et ceux du pétrole. Si l’on tient compte de l’inflation, le prix du blé avait atteint un record absolu en 1974 avec 650 dollars la tonne. Le crash pétrolier des années 70 était la principale raison de cette fièvre haussière. Lorsque le prix du pétrole monte, les coûts de production et de récolte du blé suivent. C’est la rançon de la mécanisation de l’agriculture.

Selon les récentes prévisions de Goldman Sachs, le prix du baril pour l’année 2018 ne dépassera pas le seuil des 80 $. En revanche, la Banque américaine estime que le prix du baril pourrait franchir les 100 $ dès 2020. Considérant la corrélation entre le cours du blé et du brut, le prix de la céréale va probablement poursuivre sa hausse sur les deux prochaines années malgré l’augmentation de la production.

La constante croissance démographique de la population mondiale conjuguée à une hausse du prix du baril devrait entraîner une hausse du prix de la tonne de blé dans les deux prochaines années.

Comment en profiter ? Avec les prix à la hausse, les exploitants investissent pour augmenter les rendements. Misez donc sur les semenciers, tels que le français Vilmorin, et les fabricants d’engrais tels que l’allemand K+S.

Posté par Jean Quimas à 22:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

29 août 2018

La tendance haussière se poursuit sur le Dax

L'indice boursier DAX30 hésite depuis le début du mois de septembre après un rallye haussier particulièrement important. La tendance haussière sur le DAX va-t-elle se prolonger? Éléments de réponse avec l'analyse technique.

L'analyse technique et graphique permet de mettre en évidence des tendances de marché mais également d'identifier des signaux d'achat. Il s'agit par exemple du croisement des moyennes mobiles, d'un croisement haussier du MACD ou du Stochastique. Lorsqu'un même signal d'achat est identifié sur des graphiques boursiers à court, moyen et long-terme, la probabilité de réalisation est particulièrement importante. Cette situation, nous pouvons l'observer sur le DAX30.

La hausse se prolonge à court-terme

L'analyse graphique des cours journaliers montre clairement une consolidation depuis plusieurs jours. Le support à 11.500 points est renforcé tant que les cours rebondissent sur celui-ci. Ce support doit servir de base pour un potentiel rebond et le dépassement de la résistance à 12.700 points.

Graphique boursier DAX30 journalier

Malgré la consolidation des cours, les indicateurs techniques restent globalement haussiers. Ainsi, les moyennes mobiles à 5, 20, 50 et 200 jours sont orientées à la hausse. Il s'agit d'un signal particulièrement fort d'une continuation de la tendance haussière. De plus, le Stochastique se retourne à la hausse, le RSI évolue dans sa zone supérieure et les cours sont dans la fourchette haute des bandes de Bollinger.

Le resserrement des bandes de Bollinger présage généralement un fort mouvement à la hausse ou à la baisse. C'est une inconnue importante pour la suite des événements.

Enfin, les volumes de transactions sont particulièrement faibles. Pour valider une poursuite de la hausse, le franchissement de la résistance à 12.730 points devra être accompagnés d'importants volumes.

La tendance haussière à court-terme se transforme dans un retournement haussier sur le graphique hebdomadaire. Depuis le mois d'août, les cours sont sortis par le haut d'un canal descendant datant de 2015. Cette sortie haussière donne des perspectives encourageantes qui se voient confirmées par l'analyse technique.

Graphique boursier DAX30 hebdo

En effet, les indicateurs techniques sont tous haussiers comme le Stochastique, le RSI et le MACD. Mieux encore, les moyennes mobiles à 5, 20 et 50 semaines sont toutes dans une configuration haussière. Enfin, les cours semblent suivre la bande supérieure de Bollinger, signe de la vigueur et de l'ampleur de la reprise haussière.

L'espoir d'une reprise haussière à long-terme sur l'indice allemand DAX30 se profile en observant le graphique mensuel des cours. On y observe clairement un retournement haussier sur le Stochastique. Ce revirement haussier du Stochastique est renforcé par un RSI évoluant au dessus de la médiane à 50.

Graphique des cours DAX30 mensuel

L'analyse graphique du DAX30 permet également d'observer la moyenne mobile à 50 mois faisant office du support. En effet, les cours des derniers mois semblent rebondir sur cette moyenne mobile sans jamais la dépasser.

La poursuite de la tendance haussière à long-terme se confirme et se voit renforcée par des indicateurs techniques haussiers. Seuls les faibles volumes de transactions pourraient mitiger ces perspectives optimistes.

Posté par Jean Quimas à 21:48 - - Commentaires [0] - Permalien [#]